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En savoir plus sur l’histoire de la chirurgie plastique avant la première guerre mondiale

En savoir plus sur l’histoire de la chirurgie plastique avant la première guerre mondiale

Jusqu’au début du XXe siècle, la chirurgie esthétique était pratiquement inconnue, et les tentatives de Ely, Roe et Joseph restèrent isolées. Cependant, deux changements importants apparus dans la société occidentale et en particulier aux États- Unis permettent son apparition : les mouvements d’émancipation féminine et le développement de la société de consommation, favorisée par la relative prospérité des premières années du XXe siècle et l’essor de la production industrielle. Aux États-Unis et, dans une moindre mesure, en Europe se crée alors une industrie de la beauté. Les instituts de Beauté (beauty parlors) ont un succès extraordinaire. De nombreux charlatans, médecins ou non, profitent de l’engouement d’une fraction de plus en plus importante de la population féminine
pour tout ce qui cache les imperfections et les traces du vieillissement, tout ce qui embellit.
Une nouvelle technique a un succès foudroyant : l’injection sous la peau d’un dérivé de la vaseline : la paraffine. C’est un Autrichien, Gersuny, qui préconise la technique pour de multiples applications, en particulier pour la correction des nez « ensellés », des rides, des cicatrices, etc. La vague des injections de paraffine se répand rapidement à travers le monde et persiste jusqu’aux années 1950. Malheureusement, les inconvénients, les complications et les catastrophes même apparaissent peu à peu. La paraffine migre à travers les tissus, forme des nodules et des fistules de traitement très difficile, laissant des séquelles irrémédiables. Dans les premières années du XXe siècle, quelques médecins choisissent de corriger les imperfections du visage et du corps par des interventions chirurgicales. Ces interventions pratiquées plus ou moins clandestinement suscitent la réprobation des chirurgiens « sérieux ». Charles C. Miller (1880-1950) est considéré comme le père de la chirurgie esthétique, mais aussi comme un charlatan, le premier sans doute d’une longue liste de praticiens qui associent une certaine compétence technique et un sens commercial
avéré. Né en 1880, Miller s’installe dès 1903 à Chicago. Il publie en 1906 un premier article et montre une photographie, « sans doute la première dans l’histoire de la médecine », sur l’excision cutanée des plis palpébraux.
La même année, Miller publie le premier livre de chirurgie esthétique, régulièrement réédité jusqu’en 1925 [64]. Miller, dans la dernière version de son ouvrage, décrit des interventions portant sur toutes les parties du visage et les illustre par de nombreux schémas : poches palpébrales, bosse nasale, pointe nasale volumineuse, sténose narinaire, lèvres épaisses, sillons nasogéniens accentués, rides frontales, oreilles décollées, etc. Bien que complètement marginal, Miller peut être considéré comme le premier chirurgien esthétique, et même comme un visionnaire. Il prévoyait que le public s’intéresserait de plus en plus à tout ce qui peut atténuer les disgrâces et les signes de vieillissement. Il se moquait des médecins « sérieux » qui méprisaient les premières tentatives de chirurgie esthétique et refusaient de publier ses articles.Frederic S. Kolle (1871-1929), d’origine allemande mais pratiquant à New York, publie dès 1911 un volumineux ouvrage bien documenté sur la chirurgie esthétique intitulé Plastic and Cosmetic Surgery, dans lequel on trouve les premières photos avant/après d’un patient opéré d’oreilles décollées. Kolle s’intéressa particulièrement au traitement des rides palpébrales, opérant séparément les paupières supérieures et inférieures. Il fut un fervent partisan des injections de paraffine, en particulier pour le traitement des rides glabellaires. Eugen Holländer (1867-1932), chirurgien allemand, élève de James Israël, est l’auteur de la première greffe osseuse nasale. Il prétend avoir pratiqué une intervention de lifting dès 1901 sur une femme polonaise ayant énormément insisté. La patiente lui aurait fourni un dessin précis d’excision cutanée préauriculaire pour atténuer les sillons nasogéniens. Quelques années plus tard, Holländer décrit ses résultats dans le chapitre intitulé « chirurgie cosmétique » d’un manuel de chirurgie. Il décrit sa technique d’excision de fragments cutanés dans la région précapillaire et derrière l’oreille. Devant les résultats insuffisants obtenus par cette méthode, Holländer allongea progressivement son incision pour aboutir à un dessin continu pré- et rétroauriculaire, mais sans décollement. Erich Lexer (1867-1937), fameux chirurgien allemand, aurait pratiqué dès 1906 une intervention de lifting sur une actrice. C’est du moins ce qu’il affirme dans un livre paru en 1931. Elle lui aurait demandé de supprimer l’excès de peau préauriculaire. Dans son livre, Lexer décrit la technique : incision en S passant devant et derrière l’oreille avec excision complémentaire au niveau du front, décollement et fixation par des points profonds dans la région mastoïdienne et temporale. Il critique aussi les interventions limitées (mini-lift) aux résultats transitoires. Jacques Joseph (1865-1934) avait, dès le début du XXe siècle, acquis une notoriété internationale en pratiquant des rhinoplasties. Comme les deux autres chirurgiens allemands Holländer et Lexer, il raconte, dans un article publié en 1921, comment il a pratiqué un lifting dès 1912. Il insiste sur l’intérêt social de ce type d’intervention. Des photographies montrent l’amélioration obtenue. Avant la guerre de 1914, il n’y a pas d’article ou de livre indiquant que des chirurgiens français aient pratiqué des interventions à visée purement esthétique. Passot, dans un article de 1919 [69], précise qu’il a vu pratiquer cette intervention par son maître Samuel Pozzi, un des plus grands chirurgiens français du début du siècle, mais il n’en est fait aucune mention dans les publications de ce dernier. Passot juge le résultat excellent, mais il dit avoir vu également
l’opération exécutée par Thierry de Martel (un des pionniers de la neurochirurgie en France), par Morestin et par Mme Pertat, c’est-à-dire Suzanne Noël. La Première Guerre mondiale interrompt l’essor de la chirurgie esthétique.

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